PROCESSUS DE RESTRUCTURATIONS
 
 
Restructuration. Le mot passé aujourd’hui dans le langage courant sonne négativement comme tous ceux - réduction d’emplois, licenciements, externalisation, délocalisations,… – associés à cette réalité multiforme dont on a pourtant du mal à cerner les contours.
 
 
L’objectif du projet MIRE est de répondre à un ensemble de difficultés dans leur déroulement et de leurs conséquences, pas d’établir une nouvelle définition académique des restructurations.
 
 

Pourtant, la définition du terme « restructuration » a été assez largement débattue au cours des premières réunions du projet, marquant ainsi tout l’intérêt qu’il y aurait à cerner l’objet dont il allait être question avant de se pencher sur les innovations auxquelles sa gestion a pu donner lieu. Au fil de ces échanges, un consensus s’est rapidement établi concernant l’économie interne du projet : au sens de MIRE, une restructuration est « une opération de réorganisation de l’entreprise ayant des implications importantes en termes d’emploi ».
C’est par conséquent à la question de la gestion de l’emploi en situation de restructuration que le projet allait plus particulièrement s’intéresser.

 
Deux points, tout spécialement discutés, sont en revanche demeurés comme en suspens. Celui concernant :
- l’intentionnalité des restructurations, celles-ci pouvant être comprises dans certains cas comme volontaires, dans d’autres comme contraintes, la possible catégorisation signalant en toute hypothèse une difficulté conceptuelle ;
- la finitude, ou les bornes temporelles, des restructurations, les entreprises, et tout particulièrement les groupes de sociétés, étant, de l’avis même de leurs représentants au sein des ateliers, désormais engagées dans des dynamiques de changement continu.
 
Ces questions, pour formelles qu’elles puissent paraître, n’en sont pas moins décisives puisqu’elles témoignent de la difficulté à cerner la nature des restructurations et, partant, posent la question de la faculté d’appréhender en généralité un objet autour duquel le projet MIRE se propose de chercher à agir.
 
A l’issue de près de deux années d’échanges autour d’une trentaine de cas concrets analysés et présentés par les chercheurs des pays engagés dans le projet, sommes-nous mieux en mesure de cerner l’objet « restructuration » dont il a été question et d’en modéliser le processus, c’est-à-dire de le ramener à une suite de phénomènes présentant une certaine unité et une certaine régularité dans leur déroulement, et sur lesquels ou à partir desquels il serait possible d’agir ?
  Etudes de cas:
  Le processus de restructuration : synthèse transversale
  A Swedish View on restructuring processes